Introduction : Le Jazz Les Oignons La danse et le Jazz Louis ARMSTRONG

" Le jazz, ça va, ça vient. Ca revient. Ca fout le camp. C'est toujours en train de mourir et de ressusciter le jazz est la machine à voyager dans le temps. Errance d'horloge, nomadisme de calendrier, la musique romanichelle qui marche à reculons vers l'avenir, qui fuit en avant vers son passé. Peut-être la seule musique qui, littéralement, n'a pas de sens, ou qui l'a perdu pour raison garder "

Alain Gerber, Le Matin, 8 juillet 1982

" Un bon musicien peut jouer à la Nouvelle Orléans, à Chicago ou à Londres, à Tunis, à Paris ou en Allemagne.
Cette musique, je l'ai entendue dans toutes ces villes et bien d'autres encore.
Mais partout, il faut l'imaginer venue de loin dans le passé : c'est le tambour qu'on bat à Congo Square et le chant des plantations s'élevant au-dessus des arbres.
Le bon musicien porte ce chant en lui ; il tente de le prolonger.
En quoi qu'il joue, c'est toujours la même musique, celle qui a pris naissance dans le Sud. "

Sidney Bechet. La musique, c'est ma vie

" Privés de leur culture, les esclaves noirs américains s'approprient celle de leurs maîtres : du cantique au négro spiritual, de la ballade au blues, de la fanfare au jazz-band, ils inventent une nouvelle musique.
Parti de la Nouvelle-Orléans, le jazz conquiert l'Amérique. Bientôt, la folie du swing fait danser le monde entier.
Pourtant, derrière les apparences du divertissement grandit un art majeur…"

Franck Bergerot et Arnaud Merlin - L'épopée du jazz, du blues au bop

Le Jazz

Pour parfaire ses connaissances sur l'histoire du Jazz

Les OIGNONS

- " Qui a enregistré le premier Les Oignons ? "
- " Bechet, bien sur ! "
- " Perdu, c'est Albert Nicolas en 1947. Deux ans avant Sidney… "

" On a beau avoir été élevés dans le même quartier de la Nouvelle Orléans, s'être connus en culottes courtes et avoir enregistré ensemble à plusieurs reprises, il y a des choses qui passent difficilement : découvrir, lors de son arrivée à Paris en 1953, que la popularité de Bechet était en grande partie basée sur l'interprétation d'un thème du folklore créole dont il s'attribuait joyeusement la paternité ne fit pas tellement plaisir à Albert Nicolas. Après tout il aurait pu lui aussi…"

Alain Tercinet

Nb : Albert Nicolas, clarinettiste

La danse et le Jazz

La danse et le Jazz

Duke Ellington lui-même était loin de mépriser l'importance de la danse. " Il fut un temps où j'étais bon danseur ", raconte-t-il.
" Je pense qu'il est très important qu'un musicien sache danser…
La danse est très importante pour ceux qui interprètent de la musique qui a du 'beat'.
Selon moi, les gens qui ne dansent pas, ou qui n'ont jamais dansé, ne peuvent pas vraiment comprendre le 'beat'.
Ce qu'ils ont en tête, c'est quelque chose de mécanique et d'un peu académique.
Je connais des musiciens qui n'ont jamais dansé, et ils ont du mal à communiquer…
C'est chouette de jouer pour des gens qui savent vraiment se remuer et swinguer. "

(Stanley Dance, Duke Ellington) - Franck Bergerot et Arnaud Merlin - L'épopée du jazz, du blues au bop

LOUIS ARMSTRONG

" Même les plus convaincus de ses fans seront sans doute surpris d'apprendre que Louis Armstrong acquit son surnom le plus durable en Angleterre.
C'est au cours de l'été 1932 à l'occasion d'un voyage à Londres, que le déjà célèbre trompettiste se vit attribuer son surnom. Parmi ceux qui étaient venus l'accueillir à son arrivée, se trouvait Percy Mathison Brooks, rédacteur de Melody Maker.
Comme il savait que ses intimes l'appelaient parfois "Satchel-Mouth", Brooks l'accueillit de même, mais dans sa prononciation typiquement londonienne cela devint, pour la plus grande joie d'Armstrong, ''SATCHMO''.
A partir de ce jour, on ne l'appela plus que de cette façon. "

Nb : Satchmo, traduction littérale : " bouche en forme de sacoche "

Louis Armstrong. Né le 4 août 1901 à la Nouvelle Orléans. Décédé le 6 juillet 1971.

" Ses obsèques réunirent plus de vingt cinq mille personnes et furent suivies par les télévisions de seize pays, telles celles d'un président des Etats-Unis. "

" J'ai découvert que la chose la plus importante pour laquelle on puisse vivre est le public " disait Armstrong.

Laissons Duke Ellington ajouter : " qui peut dire combien d'hommes ont été heureux de simplement l'écouter "

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